Louis-Marie Désiré-Lucas - La Dordogne à Beynac © Ars Pictura
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Louis-Marie Désiré-Lucas - Beynac © Musée des Beaux-Arts de Quimper
Louis-Marie Désiré-Lucas - Beynac © Musée des Beaux-Arts de Quimper

Louis-Marie DÉSIRÉ-LUCAS

(Fort de France 1869 – Douarnenez 1949)

La Dordogne à Beynac

Huile sur toile

H. 38 cm ; L. 46 cm

Signée en bas à gauche, datée « 3 janvier 1935 »


D’une famille bretonne par son père, Désiré-Lucas naît à la Martinique alors que son père y a épousé une créole descendante de colons français. Commissaire dans la Marine, ce père reviendra naturellement avec toute sa famille, à Brest deux ans après la naissance de Louis-Marie. Très rapidement le garçonnet s’adonne au dessin sur ses lieux de vie, et développe de véritables connaissances en autodidacte, réalisant une toile d’importance à 16 ans, La Jeune Ouessantine, conservée aujourd’hui au Musées des Beaux-Arts de Brest.

 

En 1889, Désiré-Lucas rejoint l’Académie Jullian à Paris, grâce à une bourse d’études offerte par la ville de Brest. Il est ensuite admis à l’École des Beaux-Arts et expose au Salon dès 1893, obtenant mentions et médailles durant toute sa carrière. En 1896, une de ses œuvres est refusée au Salon. Ce refus est crucial dans sa vie et son œuvre, puisqu’il quittera Paris pendant quelques temps sur les conseils de Gustave Moreau, afin d’oublier son apprentissage et développer sa propre palette. Il réussit haut la main ce pari, obtenant une mention honorable au Salon dès l’année suivante avec ce style et cette touche qu’on lui connaît.

 

Le peintre s’installe définitivement en Bretagne, passant de Vannes à Belz, puis à Ploaré au manoir de Kerbervet où il finit ses jours après avoir été reçu à l’Académie des Beaux-Arts au siège de Jacques-Emile Blanche. Durant toute sa carrière artistique, Désiré-Lucas représente en grande majorité ses contrées bretonnes, dont il sillonnera les départements, rapportant de chaque ville, chaque crique, chaque rocher, une toile ou au moins une petite esquisse.

 

Peu avant la Première Guerre Mondiale, Désiré-Lucas rencontre Lucien de Maleville à Paris, son cadet de 12 ans son cadet. Les deux hommes se lient d’amitié et se retrouvent durant le conflit à Amiens, développant un lien encore plus fort qui les mène quelques années plus tard à des voyages communs en Espagne (1930/31) en compagnie de René-Marie Joly de Beynac. Les trois hommes se retrouvent aussi régulièrement dans ces années-là en Périgord, d’où Désiré-Lucas rapporte des œuvres.

 

C’est en janvier 1935 que le peintre breton réalise cette toile représentant les rives de la Dordogne à Beynac. La masse végétale est étoffée par rapport à la réalité, où logiquement une trouée lumineuse s’ouvre au-dessus des maisons. La rivière offre un très beau reflet doré des maisons, légèrement estompé par le gris bleuté du ciel. Quelques pêcheurs sur leurs barques animent la composition estivale, assurément réalisée dans l’atelier du peintre en plein hiver. Une autre toile représentant Beynac, avec cette fois la forteresse dominant le bourg, est réalisées à la même époque et conservée au Musée des beaux-Arts de Quimper.


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